en bref

Voici mon blog qui va me permettre de partager facilement mes aventures, mes découvertes algériennes (et mes photos) avec vous. Pour les commentaires vous pouvez en laisser autant que vous voulez, ça me fera plaisir. Les photos sous forme de vignettes peuvent être vues en un peu plus grand en cliquant dessus.

Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 17:29
 
 El Watan Edition du 14 février 2008 

Rencontre. Rachid Boudjedra et Rachid Koraïchi

Tous deux s’appellent Rachid. Tous deux sont nés à Aïn Beïda. Mais ce n’est ni cette homonymie ni ce hasard géographique qui les ont réunis, bien qu’ils les aient sans doute aidés à mieux se connaître.

 

Ils se sont retrouvés autour du partage de leur passion pour le désert, une passion qui n’a rien de touristique, façon circuit exotique, ni de circonstancielle puisqu’ils là vivent et la cultivent depuis longtemps, présente dans leurs œuvres comme un fil conducteur. D’abord, le désert est pour eux l’antithèse du vide et c’est au contraire en termes de plénitude qu’ils l’envisagent, comme un véritable univers riche de ses divers éléments au cœur desquels figure l’homme. Ensuite, ou plutôt simultanément, ils sont chacun allés dans leurs œuvres vers ce qu’on pourrait qualifier de quatrième dimension du désert, celle de la spiritualité, sa véritable étendue et vastitude ou comme dit Boudjedra « l’en-soi du vide ». Ce n’est donc pas les dunes, les palmiers, les regs ou tout ce qui fait la matérialité ou les décors du désert qui les intéressent, pas les « détails agglomérés au premier plan ». Le cinquième et ultime fragment commence d’ailleurs par cette phrase qui exprime bien la vigilance de regard qui nous est offert « Le désert est un leurre aussi ». Et de nous préciser : « Le Sahara est une absence millénaire. Il n’a de lieu qu’en lui-même parce qu’il est un désastre incompatible qui submerge les tables de la loi et de la gravité. » Le texte, assez court et dense, de Cinq fragments du désert avait déjà été publié par les Editions Barzakh sous forme de plaquette. Il a pris avec l’intervention de Rachid Koraïchi, toujours aussi maître de son qalam et de ses pinceaux, une prestance qui ne se limite pas à un surcroît d’esthétique mais participe activement au contenu de l’ouvrage. On saisit au fil des pages la complicité intellectuelle entre ces deux Rachid et leur grande connivence à propos du désert. Les expériences d’échanges ou les projets communs entre littérature et peinture sont toujours les bienvenus. Ils sont cependant rarement aussi accomplis. Le soin apporté à la conception et l’impression, coutumier à la maison d’édition, renforce cette sensation de qualité qui donne au final un livre d’art au format moyen, parfait à offrir ou mieux, à s’offrir soi-même.

 

« Cinq fragments du désert ». Rachid Boudjedra. Illustrations de Rachid Koraïchi. Ouvrage bilingue. Traduction en arabe : Hakim Miloud. Ed. Barzakh. 21 x 21 cm. 96 p. Coéd. avec Acte Sud (France). Prix : 1 100 DA. Rencontre. BNA, Salle Lakhdar Essaihi,Samedi 16 février à 15h..

 

 

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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 17:23
El Watan 18 février 2008
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L’appel à la grève des paramédicaux largement suivi

La grève des infirmiers a fait un carton plein hier, si l’on en croit le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP). L’un des représentants du syndicat, M. Ghachi, avance que près de 90% des paramédicaux algériens ont réagi favorablement au mot d’ordre de grève. « Tous les hôpitaux du pays étaient paralysés hier et ils le seront encore aujourd’hui et demain », nous a-t-il affirmé. De son côté, le ministère de la Santé a usé d’un ton menaçant auprès des grévistes. Dans plusieurs wilayas du pays, les protestataires ont reçu un fax leur signifiant que la grève de trois jours était « illégale ». « Malgré les intimidations de la tutelle, notre mouvement de protestation ne s’arrêtera pas. En envoyant ce fax, ils ont fait une erreur, car ils ont renforcé notre détermination », a estimé M. Ghachi. Et d’ajouter : « S’il y a une ponction sur salaire, nous lancerons trois autres jours de protestation. »

 

Nous ne sommes même plus des infirmiers diplômés d’Etat, nous sommes considérés comme de simples farmli, si vous saviez comme les paramédicaux ont horreur de ce mot. » Dans la cour de l’hôpital Mustapha Bacha, à Alger, les infirmiers en blouse blanche portant une petite inscription « Paramédical en grève », discutent de leurs problèmes. Le ras-le-bol y est palpable. « Nous travaillons dans des conditions catastrophiques. Nous sommes sous pression. La charge de travail est tellement importante que même nos congés sont sacrifiés. Nous ne sommes pas des robots. Le comble, c’est que lorsqu’on tombe malade, il n’y a personne pour nous prendre en charge », s’exclament-ils. Il semble que les anciennes blessures ne sont pas encore guéries. Les infirmiers du Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) se souviennent encore du cas tragique de l’un de leurs anciens collègues, aujourd’hui décédé, et qui n’a même pas trouvé une ambulance pour l’emmener à l’hôpital. « Toutes les 48 heures, les autres membres du personnel médical vont aux Etats-Unis pour des formations pendant que nous bouffons de la Chémio. Pourquoi n’avons-nous pas droit à une formation continue ? », s’énerve l’une des infirmières en grève. Une autre ajoute : « Nous subissons les maladies professionnelles, la pression, les insultes. Les salaires qu’on nous donne ne suffisent pas pour vivre. C’est à peine s’ils nous permettent de subsister. On dirait que c’est de l’aumône qu’ils nous donnent. On ne peut pas dire que nous travaillons pour gagner notre croûte, nous trimons ! » Dans les jardins de l’hôpital, tout y passe. Les protestataires pestent contre le fait de placer « des personnes sans diplômes à la tête des services », l’administration qui « se contente de refaire la peinture et la faïence au lieu d’améliorer les conditions de travail », « l’insécurité dans les services » et surtout « le manque de protection contre les maladies ». « Je suis infirmière dans le service d’oncologie (service de soins en cancérologie), c’est un service à haut risque. Je suis confrontée à un grand risque de contagion. Pourtant, je ne bénéficie d’aucune forme de protection. Il n’y a pas de prime de risque. Je ne peux bénéficier d’un congé de contagion. Si un malheur survenait, je n’aurais que mes yeux pour pleurer. Nous n’avons même pas le droit de réclamer quoi que ce soit. Nous sommes traités comme des minables », s’indigne-t-elle. Dans ce brouhaha, un professeur du Centre Pierre et Marie Curie s’avance vers le groupe de contestataires pour leur apporter son soutien. « Dans un hôpital, il n’y a pas de personnel, tout le monde a sa place. Sans l’infirmier, toute la chaîne est chamboulée. Il faut se battre pour l’équipe soignante », assène-t-il. Un radiologue se plaint de la « différenciation » qui existe entre les paramédicaux ayant les mêmes références. « Non seulement nous sommes très mal payés, mais en plus, il y a une différenciation qui n’a aucun lieu d’être entre des paramédicaux qui ont le même nombre d’années d’expérience, le même diplôme et les mêmes compétences. Certains touchent la prime d’intéressement et d’autres, pour des raisons obscures, n’y ont pas droit », explique-t-il. Et de poursuivre : « Nous ne bénéficions pas non plus des primes de transport et de panier. Ce qui est bizarre. » Selon les paramédicaux que nous avons interrogés, la nouvelle grille des salaires n’a rien changé à leur situation. « Si on est arrivés à la grève, c’est que rien n’a été appliqué », nous dit-on. « Les catégories ont été revues à la baisse. Alors que nous étions classés à la 14, nous sommes aujourd’hui à la 10e catégorie », expliquent nos interlocuteurs. « Même si je bénéficie de la prime d’intéressement et celle de contagion, mon salaire atteint difficilement les 21 400 DA. Et ce, après plus de quinze ans de service et une classification au 5e échelon », nous dit Gueddou Hanafi, représentant du syndicat des paramédicaux à Sétif. Le ministère de la Santé a envoyé hier au Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) un fax leur signifiant que la grève de trois jours était « illégale ». Dans les hôpitaux, hier en fin d’après-midi, le doute commençait à s’installer…

Par matil2 - Publié dans : Algérie
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /Nov /2007 14:30

     
15 x 23
312 pages
220 photos en couleurs
Broché couverture à rabats
Collection 'Marcher un livre à la main'
ISBN : 978-2-916073-28-6
24,00 €
 
 

Depuis deux ans, Alger s'ouvre au tourisme et attire des voyageurs qui souhaitent redécouvrir une ville sur laquelle ils disposent de peu d'informations actualisées. Comment aborder aujourd'hui cette grande capitale méditerranéenne en plein renouveau ? Que voir en priorité, que visiter, comment s'y déplacer ? Comment comprendre une société qui sort d'une décénnie bouleversante et s'ouvre aujourd'hui au monde ? Deux jeunes auteures, dont l'une vit à Alger, ont imaginé dix balades qui offrent une vision contemporaine de la ville tout en s'appuyant sur la richesse de son passé et de son patrrimoine culturel. Elles ont rencontré pour cela de nombreux interlocuteurs, personnalités ou anonymes, passionnément épris de leur cité.
Les dix balades proposées dans ce guide se font à pied, de la périphérie vers le centre ; elles permettent de se repérer facilement dans le dédale algérois, ses mille escaliers aux points de vue toujours singuliers, ses parcs luxuriants, sa Casbah, son architectures aux multiples influences historiques. Chaque promenade, accompagnée d'un plan détaillé, est illustrée à la fois par des photographies actuelles et des images d'archives. Des encadrés prolongent les itinéraires en apportant des informations historiques ou culturelles sur la ville. Enfin une partie pratique donne toutes les adresses incontournables : restaurants, hôtels, musées...mais aussi lieux insolites à découvrir pour mieux comprendre le pays et ses habitants.

AUTEUR(S)

Philomène Bon est née en 1975. Diplomée en philosophie, son parcours concilie la production audiovisuelle, le journalisme et la réalisation documentaire.
Karine Thomas est née en 1972. Après des études d'histoire, elle enseigne à l'université Paris VII puis au lycée Français de New York. Elle est professeur au lycée international d'Alger de 2003 à 2007.
Karine Thomas et Philomène Bon se connaissent depuis l'enfance. Installées entre Alger et Paris, elles ont appris ensemble à parcourir la capitale algérienne qu'elles invitent le lecteur à (re)découvrir et à partager.

Par matil2 - Publié dans : Algérie
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /Nov /2007 14:24

La guerre des prix

La guerre des promos fait rage dans le transport aérien entre l’Algérie et la France. Pour les trois compagnies aériennes, Air Algérie, Air France et Aigle Azur qui se disputent le marché, la chasse aux passagers en basse saison est désormais ouverte.

Après l’annonce par la compagnie nationale d’une gamme variée de tarifs promotionnels au départ d’Algérie vers la France jusqu’à 60% de réduction, la riposte d’Air France ne s’est pas fait attendre. Elle lance une campagne promotionnelle appelée « Le ciel est une affaire » sous forme d’une réduction de 60% proposée aux voyageurs algériens vers Paris et Marseille pour des départs qui devront se faire entre le 16 novembre 2007 et le 27 mars 2008. Contacté par nos soins, Meziane Idjerouidène, DG d’Aigle Azur, déclare : « Les promotions visent à favoriser les déplacements en périodes creuses. C’est aussi une manière de remplir les avions. Le gros du marché a évolué et les compagnies favorisent de plus en plus leurs formules pour répartir leurs offres tout au long de l’année. » Dans le même contexte, il nous annonce le lancement du e-ticket en Algérie : c’est opérationnel à Alger depuis deux semaines et à Oran, Constantine et Béjaïa depuis une semaine. L’année dernière, Aigle Azur a transporté 1 500 000 passagers entre la France et l’Algérie (dans les deux sens). L’attachée de presse de la compagnie nous a confirmé récemment l’existence d’une « promotion de 99 euros vers l’Algérie, toujours d’actualité, en fonction évidemment du remplissage de l’avion ». Jean-François Fauveau, délégué régional d’Air France en Algérie, nous explique que la compagnie française « a réagi immédiatement après la nouvelle promotion d’Air Algérie. Air France se place en challenger. Le but est d’être aussi concurrentiel que la compagnie nationale algérienne et de mieux mettre en évidence notre programme de fidélité Flying Blue qui permet de tripler les miles en voyageant d’Alger vers Paris et Marseille. Lors de cette période promotionnelle, le client Air France « Ivory » (nouvel adhérent) pourra bénéficier d’un billet gratuit vers Marseille dès son cinquième aller/retour. On cherche à dynamiser ces lignes et permettre aussi aux Algériens de prévoir leurs déplacements, voire de passer du bateau à l’avion ». Il ajoute : « Nous évoluons dans un marché qu’on connaît bien et où nous sommes très présents. » Air France va sortir le grand jeu : cette promotion sera dans la presse et dans les centres urbains à travers de grands affiches « pour permettre à beaucoup de gens d’en profiter ». L’ordre de progression de la compagnie pendant la saison estivale est de 30% en termes de trafic. En l’espace de deux ans, elle a doublé ses capacités. Le marché algérien est extrêmement ouvert et les technologies de l’information et de la communication lui donnent un sacré coup de pouce. Le billet électronique a tissé sa toile très rapidement. « On est passé de 0% lors du lancement à 75% quinze jours après. Aujourd’hui, on est à 87% de billets électroniques délivrés dans les agences. Pour la fin 2007, on vise 100% de billets électroniques », précise encore le délégué régional. Si la compagnie française est aussi offensive, ce n’est pas simplement pour s’imposer sur les lignes de France et d’Algérie mais mise toute sa stratégie sur le hub de Roissy-Charles-de-Gaulle, « une carte maîtresse pour assurer son développement dans les années à venir ». 50% des voyageurs vont au-delà de Paris, essentiellement vers l’Asie ou le Canada. Pour Air Algérie, le réseau France demeure son premier marché à l’international, soit 48% du trafic global passagers. Elle ne veut plus accuser le coup mais plutôt anticiper les tendances et les enjeux du transport aérien en étudiant les évolutions à moyen et long termes de la demande. « En ouvrant notre espace, on pourrait pénétrer de nouveaux marchés en passagers et en fret, mais cela nous exposerait à la concurrence des compagnies étrangères sur des destinations où nous réalisons notre meilleur chiffre d’affaires », affirme un cadre d’Air Algérie. Pour pallier l’augmentation des prix du kérosène et des taxes aéronautiques, la compagnie a revu ses tarifs à la hausse à plusieurs reprises au cours des dernières années. La direction a toujours préféré parler de « rattrapage » évitant le terme d’augmentation. C’est le principal motif de mécontentement des voyageurs. Et pour mieux faire passer la pilule, elle a décidé de faire des promotions. En libéralisant le ciel algérien sur le réseau international par les pouvoirs publics, les responsables d’Air Algérie ont pris conscience du danger de négliger la publicité et les promotions. Les autres compagnies ont utilisé leurs leviers de développement avant la compagnie nationale. La situation de monopole, conséquence des choix économiques depuis l’indépendance, a éloigné la compagnie des critères de rentabilité et de bonne gestion. Le vent des réformes qui souffle actuellement est l’occasion de faire évoluer les mentalités. Les lignes desservant la capitale française sont les plus rentables et Air Algérie ne veut pas lâcher le morceau. Désormais, la concurrence est rude et les nouvelles compagnies tentent par tous les moyens de s’imposer. Elle sait que la bataille du ciel sera gagnée en restant compétitive sur la destination de la Ville lumière. Outre les promotions, Air Algérie a des arguments à faire valoir : l’une des plus jeunes flottes du secteur avec 33 appareils dont l’âge moyen est de 5 ans et un meilleur service catering. Il est prévu le lancement prochain d’un nouveau produit de fidélisation de la clientèle appelé « Air Algérie Plus ». Ce système permettra de mieux connaître la clientèle et d’établir avec elle des relations afin de la fidéliser. Par ailleurs, Air Algérie est sur un projet e-ticketing visant la généralisation de l’utilisation du billet électronique. La date butoir de mise en place de le e-ticket pour toutes les compagnies aériennes a été fixée à 2008 par l’IATA.

Kamel Benelkadi

Par matil2 - Publié dans : Algérie
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 16:46
Salut à tous,

Après trois mois passés en France, je serai de retour à Alger le 1er Octobre en fin de journée.
Et oui ces trois ont été bien remplis.
J'ai tout d'abord commencé par un stage de musique baroque à EU jusqu'au 17 juillet, ensuite je suis partie à Londres une semaine début Août, enfin les révisions suivi des examens en septembre.
A très bientôt bises à tous.
Par matil2 - Publié dans : matil2
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