Promouvoir le français 2

L’objectif commun à ces projets est d’aider à la modernisation des structures de formation initiale et continue des enseignants de français, de renforcer les compétences et la professionnalisation des maîtres et des cadres éducatifs, en s’appuyant sur des institutions nationales qui se réforment et enfin de consolider l’environnement culturel francophone, extra-scolaire, notamment autour de l’image, de l’écrit et des nouvelles technologies.
Trois dispositifs originaux d’appui au français ont ainsi été élaborés avec les autorités éducatives marocaines, algériennes et tunisiennes sur la base de constats et d’analyses partagés.
Au Maroc, le projet de « création de pôles pédagogiques de référence », prévu sur trois ans, a pour vocation de dynamiser le réseau de formation initiale et continue des maîtres, de développer des dispositifs de formateurs de formateurs, d’offrir des ressources documentaires et pédagogiques régionales. Il s’agira aussi de fédérer l’ensemble des actions de la coopération française au service des enseignants de français.
En Algérie, le projet veut également être un « appui à l’amélioration de la qualité de la formation initiale et continue des enseignants de français ». Prévu sur deux ans, il soutiendra la modernisation des Écoles Normales Supérieures ainsi que les actions de l’Université de la Formation Continue (UFC) et de l’Inspection générale algérienne. La professionnalisation des formateurs et le recours aux nouvelles technologies seront favorisés.
En Tunisie, un projet sur 40 mois concernera particulièrement la « rénovation de l’enseignement du français et en français dans l’enseignement supérieur tunisien », en continuité avec le projet de rénovation du français dans le système éducatif primaire et secondaire. En appui à la réforme engagée dans le supérieur, les Départements de français, les Instituts supérieurs de technologie, les facultés scientifiques seront concernés, mais aussi les Instituts supérieurs de formation des maîtres.
Ces trois projets de coopération inscrits au Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP), pour un total de plus de 7 millions d’euros sur les trois prochaines années, sont de nature à améliorer la qualité des enseignements, à conforter l’avenir de la francophonie au Maghreb et à en faire un outil de développement adapté au contexte éducatif et linguistique régional.